Pages Menu
Categories Menu

Posted on 14 janvier 2009 in Actus - News

Tout va très bien pour le vin

Tout va très bien pour le vin

Production en baisse
et conso en hausse

Les bons chiffres du vin

Double bonne nouvelle en deux mois pour le monde globalisé du vin. A fin janvier 2009, l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV), à Paris, annonçait une stabilisation de la récolte 2008, tandis que le 13 janvier 2009, Vinexpo divulguait une étude prospective sur la consommation du vin. Elle devrait augmenter, entre 2008 et 2012, d'au moins de 6%, soit autant qu’entre 2003 et 2007.

Il serait donc loin le temps des affres, amorcé dès 2000, et culminant, en 2004, avec une production mondiale de 300 millions d’hectolitres. Avec la perspective de voir enfler les stocks, vers un excédent d’une année de production accumulé sur trois ans…
Ecart entre production
et consommation: moins de 10%

Selon les derniers chiffres de l’OIV, la consommation mondiale 2008 devrait se situer autour de 247 mios d’hl et la production à 267 mios d’hl, soit un excédent médian de production de moins de 10% (entre 13,5 et 33 mios d'hl selon les estimations de consommation, haute ou basse). Federico Castellucci, directeur général de l'OIV, estime ainsi que «les disponibilités en vins sont faibles».
Et c’est la deuxième année consécutive que ce résultat est atteint. En 2008, la baisse est due à l’Europe, qui a annoncé la vendange la plus basse depuis 1991. La France (à Bordeaux, toutes appellations confondues, du moins 20%, mais deux fois et demi la production suisse, exactement…) affiche 24% de moins par rapport à 2004, l'Espagne, moins 19%.
En 2008, le Portugal et l’Autriche sont en retrait, tandis que la Roumanie (qui passe devant le Portugal), l’Allemagne, la Grèce et la Hongrie ont produit davantage. Et même la Suisse: une augmentation de 35'130 hl sur un peu plus d'un million d'hl (1,075).
Dans l’hémisphère Sud, l’Australie, après la sècheresse de 2007 qui lui avait fait perdre le quart de sa vendange, revient au niveau de 2006 (12 mios d’hl), tandis que la Nouvelle-Zélande progresse (1,7 mios d’hl).
Les Américains bientôt
les plus gros consommateurs

Les Etats-Unis affichent 2,2% de production de plus. D’ici quatre ans, les Etats-Unis devraient devenir le premier pays consommateur de vin au monde, avec 3,87 milliards de bouteilles. Toutefois, la croissance la plus spectaculaire sera le fait de la Russie et de la Chine, des marchés en croissance de 24,4% et de 36,6%. Du coup, les deux passeraient devant l’Espagne.
Selon l’étude commandée au cabinet britannique ISWR, par Vinexpo à Bordeaux (qui a lieu tous les deux ans, soit du 21 au 25 juin 2009), la production de vin va augmenter de 3,83% jusqu’en 2012, à hauteur de 36 milliards de bouteilles. Mais la valeur du vin va se renforcer aussi, de près de 9%, portant le chiffre d’affaires mondial du vin à 125 milliards d’euros (soit près de 190 milliards de francs suisses). En 2007, le plus gros importateur de vin est la Grande-Bretagne (1,7 milliard de bouteilles), mais les Britanniques ont encore une marge de progression, puisqu’ils consomment 27,2 litres par tête.
Perspective

Conso per capita: faux chiffres?

En tête des pays consommateurs, l’Italie était passée devant la France, en 2007. Selon une dépêche de l’ATS, la France aurait repris les devants, avec 58,8 litres par tête, devant l’Italie, avec 56,4 litres. La Suisse pointe à 49,2 litres: un chiffre étonnant, qui fait prendre les autres avec des pincettes: jusqu’ici, on admet que la Suisse consomme autour de 40 litres par habitant (soit en 2007, près de 280 mios de litres divisés par un peu plus de 7 mios d’habitants…). Selon la Régie fédérale des alcools, la consommation du vin en Suisse est passée en dix ans de 43,5 litres (1997) par tête à 39,3 litres (2007).
Reste à savoir si l’on compte les plus de 16 ou 18 ans et/ou les touristes: le mode de calcul des statistiques du vin a déclenché une vive polémique, ces derniers mois, en France. Ces chiffres seraient enflés, au bénéfice des prohibitionnistes, pour amplifier les effets de l’alcoolisme (comme l’écrit Denis Saverot, le rédacteur en chef de la Revue du Vin de France dans«In Vino Satanas», paru en septembre 2008 chez Albin Michel).
©www.thomasvino.com, 020209