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«Caves ouvertes»: il reste Genève et le Tessin!

Le millésime 2015, devrait être la vedette de la tournée suisse des «caves ouvertes», en blanc à tout le moins, les rouges nécessitant davantage de temps, qui court de Neuchâtel au Tessin sur tout le mois de mai. Vous n’avez pas couru en Valais à l’Ascension et dans le vignoble vaudois à la Pentecôte, où les organisateurs se félicitent d’avoir fait déplacer des milliers d’œnophiles? Il vous reste, le samedi 28 mai, les caves genevoises et le même jour et dimanche 29 mai, celles du Tessin: on vous l’accorde, difficile de faire les deux!

Et pourtant, ce sont les deux régions suisses les plus méridionales qui ont bien «bougé» ces dernières années. A Genève, le gamaret s’est épanoui: un exemple vient de faire son entrée dans la Mémoire des vins suisses. Cocorico: la meilleure syrah du monde est valaisanne et un peu vaudoise aussi, puisque produite par Serge Diserens, de la Cave des Moines, à Villeneuve. Concours encore: les Neuchâtelois sont les premiers à publier les résultats de leur sélection. Suivront les Genevois, à mi-juin.

Cette année, le Club DIVO fête ses 80 ans par une dégustation à Penthalaz (Cossonay-Gare) le jeudi juin dès 15 h., et vient de nommer une nouvelle directrice. Hors la Suisse, mais toujours dans ce millésime 2015 d’anthologie, on s’agite beaucoup autour des bordeaux primeurs, y compris à Lausanne! Et puis, Genève, grâce à une petite maison, a relancé des ventes aux enchères de prestige, par une vente qui a cumulé un peu plus de 6 millions de francs de vente le 22 mai.

Sur le front des vins suisses, plusieurs nouvelles: la consommation continue de baisser, notamment celle des vins blancs suisses (mais pas celle des rouges indigènes!). Les vins blancs suisses restent leaders dans la grande distribution mais la vente des rouges indigènes a plongé. Laggiornamento des vins du Valais n’aura pas lieu avant la mise en place des IGP suisses (inconnues de la législation, qui permet de classer 95% des vins suisses en AOC!). Seul cépage à gagner en importance (+ 39 hectares en 2015), le merlot a son concours mondial, dominé par les vins tessinois (le palmarès ici). Et le Concours Mondial de Bruxelles a livré son verdict, plutôt surprenant pour les vins suisses!

Et la promotion des vins suisses, incarnée par Swiss Wine Promotion, va devenir une société anonyme. Tant chez Uvavins que dans les instances suisses, la succession de Thierry Walz est désormais assurée.

La Suisse vitivinicole envie l’Autriche: on s’est entretenu de ce «miracle autrichien» avec son principal artisan, Willi Klinger, le directeur de la structure de promotion de notre voisin (dont la Suisse est le deuxième marché des vins exportés!).

Et l’on rentre de Campanie (nos belles découvertes), avant de poursuivre notre «campagne d’Italie» en Sicile (les meilleurs vins dégustés ici) puis au Piémont d’ici la fin mai. Et au Concours Mondial de Bruxelles, itinérant, qui a lieu en 2016, à Plovdiv, en Bulgarie, capitale européenne de la culture en 2019, puis en 2017, à Valladolid, et, en 2018 ou 2019, à Aigle, comme l’ambitionne le syndic et conseiller national Frédéric Borloz, un homme à casquettes mutiples: président de l’Association pour la promotion du chasselas (et son concours mondial) et élu ce printemps, président de la Fédération suisse des vignerons et président du groupe parlementaire fédéral vitivinicole.

A Berne, précisément, l’Office fédéral de l’agriculture (OFAG) a rendu public son rapport sur le contrôle suisse du commerce des vins (production et négoce). Verdict peu surprenant: «il y a un important potentiel d’amélioration.» L’OFAG propose notamment un seul organe de contrôle (et non pas un grand et cinq petits comme jusqu’ici…) et des modifications législatives.

Pierre Thomas, journaliste libre

©thomasvino.ch

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